Pathologies des oreilles, enfant

PATHOLOGIES DES OREILLES

Oreilles décollées : Chez certains enfants, il existe des défauts de plicature du cartilage du pavillon ou des excès de cartilage de celui-ci qui peuvent donner un aspect jugé disgracieux de l’oreille externe communément appelé « oreille décollée ».
  1. Oreilles décollées : Chez certains enfants, il existe des défauts de plicature du cartilage du pavillon ou des excès de cartilage de celui-ci qui peuvent donner un aspect jugé disgracieux de l’oreille externe communément appelé « oreille décollée ».
  2. Aplasie de l’oreille : Enfin, il existe certaines malformations congénitales de l’oreille externe qu’on appelle « aplasie de l’oreille ». Elles peuvent être plus ou moins importantes et peuvent aller jusqu’à l’absence de pavillon et/ou l’absence de perforation du conduit auditif externe.
  3. Otites externes : La peau qui recouvre le cartilage et l’os du conduit auditif externe peut souffrir de pathologie dermatologique comme l’eczéma ou le psoriasis ou bien d’infections cutanées qui seront appelées « otites externes ».
  4. Otites moyennes aigues : Dans certaines situations, le tympan peut s’infecter (otite moyenne aigue), ce qui peut entraîner à terme une surdité transmissionnelle réversible. Parfois, le tympan étant fragilisé par la répétition des épisodes infectieux, ce dernier peut finir par se perforer.
  1. Otites séro-muqueuses : Très souvent, le tympan peut être gêné dans ses vibrations par un liquide épais et collant, stagnant dans la caisse du tympan (otite séro-muqueuse). Ceci peut entraîner une surdité transmissionnelle parfois difficile à remarquer par l’entourage de l’enfant car indolore et sans fièvre. Un retard d’apparition du langage ou un défaut d’attention dans certaines situations doit alors orienter l’enfant vers une consultation ORL. Ces situations sont d’autant plus fréquentes chez l’enfant car, la trompe auditive censée assurer entre autres le drainage de l’oreille moyenne, est jugée immature jusqu’à environ l’âge de 8 ans.
  2. Otite cholestéatomateuse : Parfois, de la peau peut pénétrer de manière anormale dans la caisse du tympan et former ce qu’on appelle un cholestéatome, qui a un pouvoir relativement agressif sur les structures de l’oreille moyenne. Ainsi, un cholestéatome entraîne un risque de surdité de transmission et un risque infectieux.
  3. PERFORATION tympanique : Des traumatismes sonores ou pressionnels importants (accidents de plongée ou de parachute, coups ou gifles, concerts, etc…) ainsi que des épisodes infectieux répétés tels que des otites moyennes aiguës peuvent aboutir à des perforations du tympan.
  4. Surdité congénitale : Dans certains cas, il existe des malformations congénitales appelées « agénésie cochléaire », qui sont responsables de l’absence partielle ou totale de cochlée et donc de surdité totale congénitale. Dans d’autres cas, l’anatomie de l’oreille est parfaitement préservée, mais l’enfant peut naître sourd profond du fait d’anomalies génétiques, dont certaines restent encore inconnues à ce jour.
Aplasie de l’oreille : Enfin, il existe certaines malformations congénitales de l’oreille externe qu’on appelle « aplasie de l’oreille ». Elles peuvent être plus ou moins importantes et peuvent aller jusqu’à l’absence de pavillon et/ou l’absence de perforation du conduit auditif externe.


Quels signes peuvent faire consulter ?

  • Une sensation de moins bien entendre d’une oreille ou des 2 exprimée par l’enfant
  • Un retard de langage
  • Un défaut de prononciation persistant malgré une prise en charge orthophonique
  • Des écoulements d’oreille +/- malodorants
  • Des démangeaisons d’oreille
  • Des douleurs d’oreille 
  • Des otites moyennes aigues répétées
  • La présence d’oreilles décollées jugées disgracieuses par l’enfant.
  • Des saignements d’oreille 

Bien sûr, un examen dans le cadre d’un certificat d’aptitude ou d’un dépistage auditif systématique, pré-thérapeutique ou à la demande de votre médecin, dentiste, orthophoniste, sans aucun signe par ailleurs peut être le seul objet de la consultation.

Une sensation de moins bien entendre d’une oreille ou des 2 exprimée par l’enfant
Un retard de langage
Un défaut de prononciation persistant malgré une prise en charge orthophonique

Comment se déroule la consultation ?

L’examen des oreilles nécessite un microscope et est totalement indolore et ne nécessite pas d’anesthésie. Il dure environ 15 secondes par oreille. Si un bouchon de cérumen (produit sécrété naturellement par l’oreille) est présent, un nettoyage sera réalisé, ce qui augmentera de quelques minutes le temps de l’examen. Pour cela, une aspiration d’oreille pourra être utilisée. Parfois, le retrait du bouchon peut se faire simplement à la pince ou à l’aide d’un jet d’eau. Quelle que soit la technique utilisée, celle-ci n’est pas douloureuse.
Si un écoulement de l’oreille est constaté, celui-ci pourra être aspiré pour être recueilli et envoyé en analyse bactériologique.


Si le motif de consultation se rapporte à l’audition

Si l’état des oreilles le permet, un bilan auditif et fonctionnel sera réalisé dans le même temps. Celui-ci peut comprendre plusieurs tests différents en fonction des besoins et de l’âge de l’enfant :

  • Audiométrie tonale : Elle se fait à l’aide d’un casque et consiste à écouter des sons et signaler si ces derniers sont entendus ou non. Cet examen est en général possible lorsque l’âge de l’enfant est supérieur à 4 ans.
  • Audiométrie vocale : On demandera au patient de répéter les mots qu’il entend. Cet examen est en général possible lorsque l’âge de l’enfant est supérieur à 4 ans.
  • Tympanométrie : Le but est d’étudier la pression de la caisse du tympan. Ce test est réalisé à l’aide d’un manomètre. Cet examen est indolore et rapide (quelques secondes), peut se faire à tout âge et ne nécessite pas la participation du patient.
  • Recherche de DPgram : Le but est d’évaluer l’audition chez des personnes non-capables de réaliser le test d’audiométrie tonale et vocale (enfants de moins de 4 ans notamment). Une sonde est placée sur l’oreille du patient de manière indolore et pendant quelques secondes à minutes. L’ordinateur analyse ensuite les données. 
  • Audiométrie dans le bruit et/ou en champs libres : Le but est d’évaluer l’audition en conditions réelles. Ainsi, le patient ne porte pas de casque et entend des sons venant de différents haut-parleurs. Un bruit de fond peut être ajouté dans certains cas.

Chez les patients porteurs d’appareillage auditif, ce test a l’avantage de pouvoir se pratiquer avec ou sans appareillage et ainsi de calculer ce qu’on appelle le « gain prothétique ». Chez les enfants, ce test peut être utilisé pour effectuer une audiométrie comportementale complémentaire des autres techniques d’audiométrie.